
Comme nous l'avons démontré dans notre dossier “Pour des politiques plus justes et égalitaires pour les personnes trans”, les discours transphobes contemporains
cherchent à présenter la transidentité comme un phénomène récent, fruit d’un “effet de mode” ou d’une idéologie “wokiste”1 et/ou issue d’un “lobbying LGBTQIA+”.
Comme nous l'avons démontré dans notre dossier “Pour des politiques plus justes et égalitaires pour les personnes trans”, les discours transphobes contemporains
cherchent à présenter la transidentité comme un phénomène récent, fruit d’un “effet de mode” ou d’une idéologie “wokiste”1 et/ou issue d’un “lobbying LGBTQIA+”.
Outre la désinformation pseudo scientifique que nous avons démonté dans ladite recherche, stéréotype par stéréotype, cette perception erronée se nourrit également
d’une ignorance historique : la diversité des genres a toujours traversé les cultures et les époques. Les personnes transgenres et/ou non-binaires ne sont ni une invention
contemporaine, ni une minorité isolée sans précédent d’Histoire. Au contraire, iels ont occupé, et occupent encore, des places sociales, religieuses et/ou politiques au
sein des sociétés, tantôt valorisées, tantôt persécutées.
Mettre en lumière leur historicité permet de réfuter un des arguments centraux des rhétoriques conservatrices. Loin d’être “nouvelle”, la non-conformité de genre
constitue une constante anthropologique, dont le degré de reconnaissance varie selon les contextes.
La présente section constitue un ultime contre-argument face aux rhétoriques anti-genre et prolonge la réflexion amorcée dans la première partie de ce dossier.
Ce rappel historique, appuyé sur des recherches anthropologiques, historiques et sociologiques, offre des éléments concrets pour déconstruire les récits discriminants et excluants.